MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA POPULATION

DIRECTION DES ACTIONS SANITAIRES SPECIFIQUES

  

PROGRAMME NATIONAL
DE SANTE BUCCO-DENTAIRE
EN MILIEU SCOLAIRE

Avec la collaboration du Bureau de Liaison de l’OMS

Mai 2001

 

Sommaire

Chapitre 1 : DESCRIPTIF DU PROGRAMME

I- INTRODUCTION II- CONTEXTE

III- MOTIVATIONS

1- Situation actuelle

2- problématique

3- Quel programme prophylactique choisir ?

IV- OBJECTIFS DU PROGRAMME 0

1- Objectifs de santé

2- Objectifs d’éducation sanitaire

V- POPULATION CIBLE 0

VI- STRATEGIE 0

1- Prévention primaire

2- Prévention secondaire

VII- MOYENS 0

1- Moyens humains

2- Moyens matériels

VIII- EVALUATION 0

1- Des résultats
2- Des moyens et activités
3- De la population cible


Chapitre 2 : STRATEGIE DE MISE EN ŒUVRE
I- ORGANISATION PRATIQUE
II- PREVENTION PRIMAIRE
1- Activités
2- Moyens
III- PREVENTION SECONDAIRE
1- Activités
2- Moyens
IV- PROGRAMMATION
1- Prévention primaire
2- Prévention secondaire
V- SYSTEME D’INFORMATION

ANNEXES


- FICHES TECHNIQUES
Fiche technique du programme
Fiche technique n° 1 : Protocole de codification
Fiche technique n° 2 : Education sanitaire
Fiche technique n° 3 : Méthodes interceptives
Fiche technique n° 4 : Calcul de l’indice C.A.O.
EXEMPLE DE FICHES TECHNIQUES D’EDUCATION SANITAIRE BUCCO-DENTAIRE
Fiche technique pour 1ère et 2ème année fondamentale (6-7 ans)

Fiche technique pour 4ème année fondamentale (9 ans)
Fiche technique pour 7ème année fondamentale (12 ans)
Fiche technique pour 1ère année secondaire (15 ans)

DOCUMENTS PORTANT SYSTEME D’INFORMATION
Fiche de santé bucco-dentaire
Fiche de liaison

Fiches d’evaluations de dépistage Fiche 1
Fiche 2
Fiche 3
Fiche 4

 

Fiches d’évaluation de la prise en charge Fiche 1
Fiche 2
Fiche 3


                                                          
Organigramme

TEXTES REGLEMENTAIRES
Circulaire Interministérielle du 07 Mai 2001 relative au programme national
de santé Bucco- Dentaire en Milieu Scolaire
Instruction Ministerielle relative au programme national
Liste des abréviations
 
 

                                    DESCRIPTIF DU PROGRAMME

I- INTRODUCTION

Depuis l’indépendance à nos jours, les efforts déployés par les pouvoirs publiques pour la prise en charge de la santé bucco-dentaire de la population étaient axés essentiellement sur la formation de chirurgiens-dentistes et la création de centres curatifs.

Devant l’échec de cette approche, une nouvelle orientation dans la politique de santé bucco-dentaire basée sur l’odontologie préventive s’impose.

Cet état de fait n’est pas propre à l’Algérie puisque, partout dans le monde, l’expérience a prouvé que quelque soit le système de santé d’un pays quelque soit le niveau socio-économique de la société, un programme de soins non accompagné d’un programme de prévention n’a jamais permis de résoudre le problème de santé bucco-dentaire.

II-CONTEXTE

  1. Combattre le fléau cariogène a été défini comme l’une des priorités nationales lors des différents séminaires relatifs aux objectifs spécifiques de la santé scolaire.
  2. Pour tous les problèmes de santé prioritaires qui ont été dégagés (parmi lesquels les affections liées à l’hygiène bucco-dentaire), une nouvelle approche par programme est préconisée.
  3. Il a donc été décidé d’inclure dans le programme national de santé scolaire, un ¢ ¢ sous-programme de santé bucco-dentaire’’ basé sur la promotion du brossage des dents qui sera érigé en " Programme National de Santé Bucco-Dentaire en Milieu Scolaire ".

III- MOTIVATIONS POUR UN PROGRAMME DE PREVENTION BUCCO-DENTAIRE EN MILIEU SCOLAIRE

    1- Situation actuelle : ampleur du problème

    De 1994 à 2000 les bilans effectués à partir du support du programme de santé scolaire font ressortir le constat suivant :

  1. La carie dentaire est la pathologie la plus fréquente en milieu scolaire
  2. La prévalence est de 37 à 40 % encore que ce chiffre est bien en deçà de la réalité puisque les consultations de dépistage effectuées dans le cadre du programme de santé scolaire ne se font pas dans les conditions optimales.

    En effet différentes enquêtes épidémiologiques réalisée par des confrères à l’échelle d’un établissement scolaire ou d’une localité confirment cette sous-évaluation. Pour exemple, une enquête menée en 1995 par une équipe de l’unité de pédodontie du service de stomatologie du C.H.U. Mustapha au niveau d’une école à Alger centre donne les résultats suivants : prévalence carieuse de 96,15 % chez les garçons et de 91,66 chez les filles.

    De même, l’enquête épidémiologique menée dans le cadre du programme pilote d’éducation sanitaire bucco-dentaire mis en place par le Ministère de la Santé et de la Population avec la collaboration de l’O.M.S révèle que pour 6000 élèves (répartis sur 08 localités de différentes régions du pays : El-Kala, Annaba, Khemisti, El-Khroub, El-Oued, El-Biar, Staoueli, Oran, Ghriss) dans la tranche d’âge " 6-8 ans " la prévalence carieuse est de 67 % :

  3. Il existe une grande carence dans la prise en charge

Seulement 20 à 22 % des enfants orientés pour soins de carie ou de malposition dentaire sont pris en charge.

La situation n’a pas évolué d’une année à l’autre puisqu’aucune stratégie de lutte contre les pathologies bucco-dentaires n’est actuellement mise en place à l’échelle nationale.


2- Problématique

  1. Morbidité carieuse importante
  2. Mauvaises habitudes alimentaires
  3. Mauvaise hygiène bucco-dentaire
  4. Manque d’information (quand à l’intérêt d’une bonne santé bucco-dentaire)
  5. Soins curatifs rares, tardifs donc trop coûteux et douloureux


3- Quel programme prophylactique choisir
Les pathologies bucco-dentaires les plus courantes sont :
la carie et la gingivopathie.


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  1. Le fluor
  2. Bien que l’effet préventif du fluor sur la carie dentaire n’est plus à démontrer, son utilisation par voie endogène ne doit se faire qu’après un bilan fluoré de l’apport quotidien de fluor par l’eau et l’alimentation.

    Il ne pourra donc s’agir que de
    programmes de fluoration de masse
    locaux ou régionaux sur la base d’informations épidémiologiques précises tant sur le plan de l’état bucco-dentaire de la population que de la concentration en fluor des réserves d’eau potable. Sa prescription doit faire l’objet d’une réglementation.

    Il va de soi que les zones endémiques de fluorose ne peuvent être concernées par un tel programme.

  3. Les Sealants (ou scellement préventif des sillons)
  4. Sachant qu’il s’agirait de sceller au composite ou au verre ionomère au moins 8 molaires et prémolaires de chacun des 7 millions d’élèves, soit 56 millions de poses de sealant, il faut bien évaluer les moyens humains et matériels à mettre en oeuvre avant d’entamer une opération d’une telle envergure.

  5. L’hygiène bucco-dentaire
  6. Elle fait partie de l’hygiène corporelle de l’enfant, et au même titre, on doit induire chez lui un changement de comportement : l’enfant doit acquérir un comportement sain vis à vis de sa santé bucco-dentaire comme pour le reste du corps et ce, par l’apprentissage correct et régulier du brossage dentaire.

  7. L’hygiène alimentaire
  8. Elle consiste à corriger les mauvaises habitudes alimentaires et à développer des conseils visant à écarter les aliments les plus cariogènes tout en favorisant une alimentation équilibrée.

  9. Le dépistage précoce

La carie du premier degré ne peut être détectée que par le chirurgien-dentiste. C’est à ce stade qu’il faut intervenir car le traitement est indolore et beaucoup moins coûteux.
A la lumière de ces données, il apparaît qu’un programme d’éducation sanitaire bucco-dentaire axé sur : l’hygiène bucco-dentaire, l’hygiène alimentaire, et le dépistage précoce est le plus indiqué.

Il est plus facilement réalisable et surtout, c’est la base de tout autre programme prophylactique.


IV- OBJECTIFS

1- Objectifs de santé

  1. Réduire la prévalence carieuse chez l’enfant scolarisé de 20 à 25 % en cinq ans
  2. Réduire la prévalence parodontale chez l’enfant scolarisé de 50 % en deux ans


2- Objectifs d’éducation sanitaire

L’enfant doit :

  1. Connaître l’intérêt d’une dentition saine et les facteurs déclenchants de la carie et la parodontopathie
  2. Se brosser correctement les dents au moins 2 fois/jour
  3. Corriger son comportement alimentaire notamment vis-à-vis des hydrates de carbone
  4. Soigner la carie dès son apparition et la gingivite dès son installation


V- POPULATION CIBLE

Enfants scolarisés dans l’enseignement fondamental. Les classes cibles choisies sont :

  1. 1ère A.F. - 2ème A.F. - 4ème A.F. - 7ème A.F. et 1ère A.S. correspondant respectivement aux âges suivants : 6 ans, 7 ans, 9 ans, 12 ans et 15 ans.


VI- STRATEGIE

La prévention primaire par un programme d’éducation sanitaire bucco-dentaire destiné à la population scolaire du cycle fondamental, pour la promotion du brossage des dents et de l’hygiène alimentaire et la prévention secondaire limitée aux soins des caries du premier et second degré avec une surveillance particulière de la dent de six ans.

1- La prévention primaire

La prévention primaire est l’ensemble des mesures visant à éviter l’apparition d’une maladie.

Concernant les pathologies bucco-dentaires, si l’élimination de la plaque dentaire par un brossage correct et régulier (en dehors de causes locales et de certaines maladies générales) suffit à éliminer une gingivite, la carie dentaire ne peut être totalement éradiquée.

Cependant la combinaison des mesures prophylactiques précédemment citées peuvent réduire la carie dentaire de 50 à 90 %.

2- La prévention secondaire

La prévention secondaire est l’interception d’une affection, en l’occurrence :

Intercepter la carie dès son apparition et la gingivite dès son installation.

Elle nécessite au delà du dépistage d’une maladie comme en médecine, des méthodes interceptives d’odontologie qui ne peuvent être réalisées que par un chirurgien-dentiste.

Cette phase interceptive s’arrête au traitement conservateur de l’amélopathie (carie du premier) et de la dentinopathie (carie du second degré).

  VII- MOYENS

  1- Moyens humains

  1. Un comité chargé de la planification des activités du programme et de son suivi à l’échelle nationale.
  2. Les différents comités de coordination des activités de protection sanitaire en milieu scolaire institués par la circulaire interministérielle N°175 du 27.12.89 auxquels sera intégré un chirurgien-dentiste ( organigramme en annexe ).
  3. Les chirurgiens-dentistes de santé publique dont ceux de santé scolaire
  4. Le personnel de l’éducation nationale
  5. Les associations de parents d’élèves
  6. Les collectivités locales

  7.   2- Moyens matériels

  8. Infrastructures : établissements scolaires et U.D.S.
  9. Equipement et matériel dentaire
  10. Produits consommables pour traitement conservateur des caries du 1er et 2nd degré
  11. Brosses à dents et dentifrice
  12. Révélateur de plaque
  13. Supports didactiques et d’information : affiches et dépliants, matériel pour la démonstration du brossage dentaire (maxillaires et brosse à dents géants), matériel audiovisuel (films, diapositives, C.D.-ROM … ).
  14. Documents portant système d’information : Fiche de santé bucco-dentaire de l’élève, fiche de liaison , registre quotidien du cabinet dentaire, et fiches d’évaluation du dépistage et de la prise en charge (joints en annexe).

     

      VIII- EVALUATION

    1- Des résultats
    1-1. Evaluation clinique :

  15. En comparant les paramètres cliniques des élèves de 1ère A.S. ayant subi le programme depuis la 1ère A.F. (soit après 12 ans d’application du programme) avec ceux des 1ère A.S. avant le programme ainsi que les paramètres cliniques des élèves de 4ème et 7ème A.F. ayant subi le programme depuis la 1ère A.F. (par des évaluations intermédiaires) avec ceux des 4èmes et 7èmes A.F. avant le programme.

     

    1-2. Evaluation de la prévention primaire :

  16. En mesurant l’impact de l’éducation sanitaire quand à l’acquisition du réflexe du brossage biquotidien et la qualité du brossage dentaire (par l’utilisation du révélateur de plaque).
  17. En comparant le nombre de visites spontanées pour un dépistage avant et après le programme à tous les âges cibles.

  2- Des moyens et activités

Afin de procéder au réajustement nécessaire chaque secteur sanitaire doit procéder annuellement à l’évaluation des moyens humains et matériels mis à la disposition du programme ainsi que les activités des chirurgiens-dentistes chargés de ce programme.

3- De la population cible

Chaque année le taux de couverture de la population cible de ce programme devra être calculé.

 

STRATEGIE DE MISE EN ŒUVRE

La santé bucco-dentaire passe par des gencives saines, des dents saines et insensibles aux variations thermiques et chimique, éventuellement bien alignées, dans une bouche où le brossage dentaire est instauré au moins deux fois par jour. Les affections les plus fréquentes sont la carie et les gingivopathies.

Il existe d’autres affections bucco-dentaires mais moins courantes dont les anomalies dento-faciales.

Le programme établi concerne l’ensemble des chirurgiens-dentistes de santé publique (généralistes et spécialistes). Il s’adresse en premier lieu aux chirurgiens-dentistes de santé scolaire.

  1. Les chirurgiens-dentistes affectés dans les U.D.S. dotées d’un cabinet dentaire correctement équipé prendront en charge tous les volets du programme (dépistage, prévention primaire et prévention secondaire)
  2. Les chirurgiens-dentistes affectés dans des U.D.S sans équipement dentaire prendront en charge le dépistage et la prévention primaire. Les autres chirurgiens-dentistes du secteur sanitaire auront à charge la prévention secondaire.
  3. Dans les U.D.S sans chirurgien-dentiste et là où il n’y a pas du tout d’U.D.S, tous les chirurgiens-dentistes des structures de base (centres de santé et polyclinique) sont concernés par l’application du programme.
  4. Dans les secteurs sanitaires où il y a un seul chirurgien-dentiste par fauteuil, celui ci se réservera la charge de la prévention secondaire et, si les moyens humains le permettent, le personnel paramédical préalablement formé pourra sous la direction du chirurgien-dentiste prendre en charge l’éducation sanitaire.


I- ORGANISATION PRATIQUE

  1. Evaluer les ressources et les besoins en moyens humains et matériels pour l’ensemble de la population cible du secteur sanitaire.
  2. Organiser
    des formations des personnels concernés pour la mise en application du programme à l’échelle de la Wilaya et /ou du secteur sanitaire.
  3. Organiser des séances de coordination entre les chirurgiens-dentistes de santé scolaire, les chirurgiens-dentistes des structures de base concernés par ce programme et les médecins-chefs de sous-secteur.
  4. Organiser des réunions de coordination intersectorielles (éducation-santé) par circonscription pédagogique et/ou par établissement scolaire afin d’établir conjointement un calendrier des activités du programme pour l’année scolaire en cours et définir les tâches de chaque intervenant.


II- PREVENTION PRIMAIRE

Elle est axée sur le dépistage précoce et l’éducation sanitaire pour la promotion du brossage des dents et de l’hygiène alimentaire (qui se fera dans les établissements scolaires).

On doit dépister dès l’âge de six ans toute affection mineure (carie et gingivite) pour une prise en charge précoce ainsi que toute autre affection.

1- Activités :

1-1. Le dépistage :

  1. Il a pour objectifs de :
  1. Connaître avec précision l’état de santé bucco-dentaire de la population scolaire
  2. Evaluer la thérapeutique préventive par rapport à la curative en matière de santé bucco-dentaire.
  3. Etablir un état de référence par rapport auquel sera évalué le programme
  1. Il doit se faire dans le cabinet dentaire de l’U.D.S. ou dans un local adéquat dégagé à cet effet.
  2. Il doit se faire selon un protocole opératoire préalablement défini (fiche technique n° 1 jointe en annexe ) et être suivi si besoin est d’une orientation vers un cabinet dentaire pour une prise en charge.
  3. Toutes les données doivent être correctement consignées sur la fiche bucco-dentaire de l’élève

    1-2. L’éducation sanitaire de l’enfant et de son environnement

  4. Elle a pour objectif :
  1. d’instaurer chez l’enfant le réflexe biquotidien d’un brossage dentaire techniquement correct.
  1. Des notions d’éducation sanitaire bucco-dentaire doivent être dispensées aux élèves par le chirurgien-dentiste en collaboration avec l’enseignant, avec notamment des séances d’apprentissage du brossage dentaire dans les écoles selon une méthodologie et une périodicité préalablement définies (fiche technique n°2 et exemples de fiches techniques jointes en annexe).
  2. Il faut étendre l’information et la sensibilisation à l’hygiène bucco-dentaire et alimentaire à tout l’environnement de l’enfant par le biais de la communication sociale avec notamment l’implication obligatoire des associations de parents d’élèves.
  3. Il faut introduire l’éducation sanitaire dans les programmes pédagogiques de l’enseignement fondamental.


2- Moyens

2-1. Moyens humains :

  1. Les chirurgiens-dentistes de santé publique (en premier lieu les chirurgiens-dentistes de santé scolaire)
  2. Les enseignants
  3. Le milieu familial (qui devra être sensibilisé par le biais des associations de parents d’élèves au sein des établissements scolaires avec l’aide des chirurgiens-dentistes ainsi que par les médias ).
  4. Tout autre personnel médical ou paramédical là où il n’y a pas du tout ou pas assez de chirurgiens-dentistes.
  5.  

    2-2. Moyens matériels :

  6. Infrastructure : salles d’enseignement (salle de classe par exemple)
  7. Matériel de dépistage stérile : plateau de consultation dentaire avec sonde et miroir à défaut, des abaisses langues jetables
  8. Bonne source lumineuse ou lampe diagnostic, à défaut une lampe de poche
  9. Brosses à dents et dentifrice
  10. Matériel didactique; il est souhaitable d’utiliser du matériel audio-visuel pour augmenter l’intérêt de l’enfant
  11. Supports d’évaluation : fiche de santé bucco-dentaire de l’élève, fiche de liaison et fiche d’évaluation du dépistage.


III- PREVENTION SECONDAIRE

Elle doit se faire dans toutes les U.D.S. équipées de fauteuil dentaire et tous les cabinets dentaires du secteur sanitaire désignés pour prendre en charge les élèves orientés dans le cadre de ce programme (voir circulaire jointe en annexe).

Pour une application correcte de la prévention secondaire de ce programme, il est souhaitable que chaque U.D.S soit dotée d’un équipement dentaire complet.

Aussi, en attendant que chaque U.D.S soit correctement équipée, toutes les structures de santé publique disposant d’un cabinet dentaire fonctionnel doivent réserver une à deux journée par semaine pour les enfants scolarisés.

1- Activités

    1. Une consultation au fauteuil dentaire
    2. Au cours de laquelle un dépistage systématique doit parfaire celui fait au cours de la prévention primaire. Il doit se faire en fonction de la fiche de liaison de l’élève.

    3. Traitement conservateur
    4. Après le diagnostic, un plan de traitement doit être établi et les soins de carie du premier 1er et second degré doivent être entrepris selon les méthodes interceptives ( fiche technique n° 3 jointe en annexe ).

    5. Le suivi

Le chirurgien-dentiste qui prend en charge l’enfant pour les soins conservateurs doit traiter toutes les dents carriées (1er et 2nd degrès) du patient même si celui ci passe dans une classe intercalaire.

2- Moyens

2-1. Moyens humains

- Chirurgiens-dentistes de santé publique, parapublique et privés

2-2. Moyens matériels

  1. Infrastructure et équipement dentaire : toutes les structures sanitaires dotées d’un fauteuil dentaire fonctionnel (U.D.S., centres de santé, polycliniques, hôpitaux) et les cabinets dentaires parapubliques et privés.
  2. Produits consommables et matériel dentaires : instrumentation pour dépistage, matériaux de reconstitution (ciments, composite et amalgame), et droguerie (alcool, eugénol, oxyde de zinc).
  3. Supports d’évaluation : registre quotidien et fiche d’évaluation de la prise en charge.
  4.  

    IV - PROGRAMMATION
    1- Prévention primaire

    Le nombre de classes par jour à dépister doit être fixé au cours des réunions de coordination en fonction de l’effectif des chirurgiens-dentistes de santé scolaire (ou autres le cas échéant ), sur la base d’une classe par jour par chirurgien-dentiste.

    Une heure doit être réservée au remplissage des fiches statistiques pour chaque classe, et une heure pour l’ensemble des établissements effectués.

    Pour la séance théorique d’éducation sanitaire, chaque chirurgien-dentiste pourra prendre en charge deux à trois classes par jour.

    Pour les séance pratiques du brossage dentaire, il pourra prendre deux à trois classes par jour.

    Ainsi, pour chaque secteur sanitaire, le taux de couverture de ce programme sera fonction des moyens humains dont il dispose ; et , là où les moyens le permettent, les classes intercalaires (notamment la 3ème A.F.) seront prises en charge pour une consolidation de l’éducation sanitaire.

    Les chirurgiens-dentistes devront en outre programmer chaque année des journées d’information et de sensibilisation pour la promotion de la santé bucco-dentaire en direction de tout l’environnement de l’enfant (parents d’élèves, personnel de l’établissement scolaire et grand public).

    2- Prévention secondaire

  5. Pour calculer le nombre de patients par chirurgien-dentiste et par fauteuil dentaire, il faut compter 15 à 30 minutes pour un soin.
  6. Horaires :
  7. Le reste du temps chaque secteur doit s’organiser en fonction de sa propre spécificité.

    V- SYSTEME D’INFORMATION

    Il comporte :

    1. La fiche de santé bucco-dentaire qui doit être intégrée au dossier médico-scolaire de l’élève. Ce dernier devra donc en comporter cinq (autant que de classes cibles).
    2. La fiche de liaison qui sert à orienter l’enfant vers un cabinet dentaire désigné pour la prise en charge et qui doit retourner au chirurgien-dentiste qui a effectué le dépistage (fiche navette jointe en annexe).
    3. Les fiches d’évaluation : fiche d’évaluation du dépistage et fiche d’évaluation de la prise en charge (jointes en annexe).
    4. Le réseau d’information et de rétro-information (organigramme joint en annexe)

    Pour des commodités pratiques l’outil d’évaluation doit suivre parallèlement le programme. Pour cela :

    Le chirurgien-dentiste de santé scolaire doit remplir chaque trimestre les fiches d’évaluation du sou-secteur, de l’U.D.S. ou de l’ensemble des classes effectuées et la transmettre au chirurgien-dentiste coordinateur du programme au niveau du secteur sanitaire.

    Celui ci doit établir les fiches d’évaluation récapitulatives de son secteur en totalisant les fiches statistiques qu’il a reçu et la transmettre à la Direction de la Santé et de la Population de sa Wilaya.

    La Direction de la Santé et de la Population de chaque Wilaya doit établir ses fiches récapitulatives en totalisant les fiches d’évaluation des secteurs sanitaires et les transmettre au Ministère de la Santé et de la Population.

    A tous les niveaux, (sous-secteur, secteur sanitaire, et D.S.P.), l’indice C.A.O. pour les différentes tranches d’âge peut être calculé conformément à la fiche technique n° 4 (jointe en annexe).

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