Partie 2 : Analyse de la situation

Analyse des capacités institutionnelles et organisationnelles pour la lutte contre les IST/VIH/SIDA en Algérie

Introduction

Les données de l’analyse de situation permettront en particulier d’identifier les déterminants du VIH/SIDA par l’adoption de critères méthodologiques simples et de dégager les contraintes et obstacles ainsi que les opportunités qui existent.

  1. Analyse des capacités institutionnelles et organisationnelles pour la lutte contre les IST/VIH/SIDA en Algérie

 

    1. Initiatives nationales

L'engagement du Gouvernement permet aujourd'hui d'entrevoir le renforcement et l'amélioration de la lutte contre l'épidémie du VIH/SIDA.

En effet, suite à une communication du Ministre de la Santé et de la Population devant le Gouvernement lors de sa réunion du 28 novembre 1999, le Chef du Gouvernement s'est engagé officiellement à renforcer l'action contre le SIDA.

Cet engagement est devenu encore plus perceptible dans le nouveau programme du Gouvernement, et à travers la visite effectuée les 3-5 juillet 2000 à Tamanrasset par le Ministère de la Santé et de la Population.

Au cours de cette visite, le Ministre a réaffirmé devant le personnel médical et paramédical, les autorités locales ainsi que face à la presse, l'engagement du Gouvernement et de son département à poursuivre une action encore plus vigoureuse contre le SIDA.

L'implication de plusieurs ministères, même si elle s'est faite à des degrés différents, permet de placer l'épidémie du SIDA dans son contexte réel, qui est non seulement une question de santé mais aussi un problème de développement avec ses caractéristiques socioculturelles.

L'existence d'un groupe d'organisations non gouvernementales (ONG) engagées dans la lutte contre le SIDA, et l'implication de certaines d'entre elles dans les réunions du Comité national, constitue une des plus importantes opportunités actuelles, la lutte contre le SIDA passant nécessairement par des actions de proximité durables.

(Un organigramme est proposé en annexe N° 3)

  1. Réglementation nationale sur les IST/VIH/SIDA
  2. Un "  groupe national d’étude MST/SIDA " a été constitué en décembre 1986 au sein de l’Institut national de Santé Publique pour conseiller le Ministre de La Santé dans le domaine de la lutte et des actions à entreprendre, et a élaboré en collaboration avec des experts de l’OMS un plan à court terme.

    Le laboratoire de Virologie de l’Institut Pasteur d’Algérie a été érigé en Laboratoire National de Référence (LNR) pour l’infection au VIH par arrêté ministériel du 11 Mars 1988 modifié par l’arrêté du 19 août 1995 (voir annexe N°4)

    Un comité médical national de lutte contre les MST et le SIDA (Comité MST/SIDA) a été crée par arrêté ministériel du 22 juin 1989 ( annexe N° 5) ; ce comité est un organe technique de concertation auprès du Ministre de la Santé.

    Le 17 Novembre 1990, l’arrêté fixant la liste des maladies à déclaration obligatoire et les modalités de notification, ainsi que la circulaire relative au système de surveillance des maladies transmissibles, rendent la déclaration de l’infection à VIH et du SIDA obligatoire et fixent les modalités et le circuit de déclaration. (Annexe N° 6)

    L’arrêté ministériel du 7 décembre 1991, modifié et complété en date du 13 juillet 1993, porte sur l’organisation de la transfusion sanguine ; le même jour, un autre arrêté ministériel rend obligatoire le dépistage de l’infection par le virus de l’hépatite, du SIDA et de la syphilis dans les dons du sang et d’organes.

  3. Conventions internationales

Enfin, l’Algérie a assisté à de nombreuses réunions régionales et internationales portant sur l’infection à VIH et le SIDA, et a ratifié plusieurs conventions internationales ; c’est ainsi qu’une forte délégation algérienne, conduite par le Président de la République a participé au sommet d’ABUJA sur le VIH/SIDA, la tuberculose et les autres maladies transmissibles prévalentes, qui s’est déroulé du 24 au 27 Avril 2001.

Une délégation nationale de haut niveau a également participé à une rencontre internationale qui a marqué un tournant important dans la réponse internationale à la lutte contre le VIH/SIDA. Il s’agit de l’Assemblée Extraordinaire des Nations Unies ; l’Algérie par sa représentation officielle a réaffirmé l’engagement exprimé quelques mois plus tôt par le Chef de l’Etat pour renforcer la lutte contre le VIH en Afrique en Général et en Algérie en particulier (Voir Déclaration du représentant permanent à la session extraordinaire de l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies, consacrée au VIH/SIDA en annexe N°7).

L’Algérie a ratifié toutes les Conventions Internationales relevant des droits humains et des droits de l’Enfant et applique le règlement sanitaire international